04 octobre 2011
Rewind #2
Doooooooonc, une fois arrivés a destination, direction le ravitaillement (la dèche de coca nous guettait)
Mais au detour de la boulangerie, le choc: le jour même une "concentration moto,avec boissons, rock'n roll et show sexy"...
On DEVAIT y aller.
Et c'etait bien plus que ça: en fait, en Dordogne, quand tu dis moto, ca veut dire Harley Davidson.
Rien d'autre.
Mais pas Harley esprit Sons of Anarchy, ou même le Rebelle (qui n'avait pas grand chose de rebelle, a part les cheveux)

Non mais même lui aurait été plus credible
Non, plutot Harley esprit Johnny,t-shirt avec des loups dessus, ou vestes en jean sans manches, qui se fendent même de reprezent pour les States, mais qui n'ont jamais du aller plus loin que le Lot et Garonne.
J'en étais toute etourdie de bonheur...
Yavait une de ces ambiances : une buvette où on ne servait que de la bière ou du coca,il fallait même des tickets de boissons (oui comme dans les kermesses), interdiction pas rouler sur l'herbe (donc c'etait sur les graviers, histoire de s'amuser dès le début), musique de diner, un stand de bagouses têtes de mort/colliers cloutés/pièges a rêves (le coté artisanal) et il y avait même des coqs en train d'etre coachés par des gens plus trop a jeun (ou peut-être l'inverse, c'etait dur à evaluer)
Mais surtout, yavait des cendriers...Et pourquoi pas des serviettes en papier et un stand de gateaux faits maison, tant qu'on y est(etait) ??
Resultat on a bu un coup, fumé une clope, et on est partis parce que ca commencait à devenir anxiogène, les gens nous regardaient bizarrement, faut dire qu'on avait fait une arrivée en fanfarre, derapage controlé en crissant bien sur les gravillons, puis on a coupé a travers la partie herbue (c'etait nous les vrais rebelles en fait), le tout sur une moto japonaise (dans un rassemblement pro-ricains, la classe)
Au moins on a évité le combat de coqs, mais chui triste de ne pas avoir vu le "show sexy", vu l'ambiance ca devait etre quelque chose...
Rewind #1
Bon, comme je commence a m'ennuyer ferme (si je pouvais partir dès que je n'ai plus de taf pour la journée, je serai déja chez moi), un petit debriefing des vacances serait une saine activité.
Ou bien un me plongera dans la depression, au choix mais on va po-si-ti-ver : life is parfois a bitch, mais face a une bitch, il faut bitcher.
un vendredi de septembre, quelque part a Paris
10h30 am: la moto est arrimée, les sacs/cabas/valises/casques/boite de pêche/couette/oreillers/et autres indispensables sont chargés, on monte dans le camion et c'est partiiiiiii !
10h31:attend faut regler le GPS
10h35: bon il le capte le signal ou bien ?
10h40: ah ca y est, c'est quoi deja l'adresse ?
10h45: c'est bon, tu mets Limoges et c'est baste
10h50: non je ne sais pas où sont tes lunettes
10h51: (ah en fait ca voulait dire "aide moi a chercher mes lunettes") c'est bon elles sont la
11h: tu vas t'allumer une clope maintenant ? non j'ai rien dit, tu fais comme tu le sens
11h10: allez on est partis !
Bref, après quelques heures de trajet,des etapes (Bessines, Limoges, la chambre Richard Coeur de Lion), nous voila dans Perigueux, ses 65 000 habitants et ses 200 salons de coiffure.
Après 35mn dans la ZI, on a enfin réussi a trouver ce p**** de Daffy, et la c'est le drame: "allez, pour la fin du trajet, on sort la moto et tu prends le camion" WAHOUUUUUUUU !
Parce que pour sortir la moto, ben tu peux pas ne sortit QUE la moto, obligés de TOUT decharger puis TOUT recharger, paie ton manouches style.
Mais je suis mauvaise, en vrai j'ai bien aimé conduire le camion, je crois même que c'est pendant ce trajet que j'ai le plus bronzé(de toutes les vacances, bien qu'aidée vers la fin par l'aprem canoë)
Mais la journée n'etait pas finie...
23 septembre 2011
Back on tracks
Ca y est, les vacances c'est fini, depuis mardi, depuis le deballage des valises, depuis le retour au taf, depuis le retour au REVEIL...
C'est nul.
La vraie vie, celle sans piscine, sans silence, sans calme, sans feux rouges ni ralentisseurs a la con, ben c'est vraiment pourri.
Oui, les vacances c'etait trop de la boule, et qu'est-ce qu'on en retient ? En vrac
- la "concentration moto" en Dordogne, c'est tout un concept
- je suis nulle en à peu près tout, du golfe au bowling, en passant par le canoe, conduire ou faire des photos
- le bergerac
- les Bolo Balls

- il existe en France un village capitale de la noisette
- une cote de boeuf de 1kg
- il semble que j'aie le modjo avec les chiens (sauf "petit chien" qui en fait s'est averé etre plus interessé par les noisettes) (et par la côte de boeuf)(et par les figues fraiches)
- les frelons asiatiques savent mettre la pression (sauf aux chiens, qui s'en foutent royalement)
- mais ils sont aussi très cons (rapport au nombre impressionnant de leur tentatives pour eclater la baie vitrée a coup de tête)
- une omelette jambon-fromage-champignons a 19euros (je pense que les poules sont des animaux sacrés en Dordogne, je ne vois pas d'autre explication)
- des saloperies en nature
et plein d'autres aventures pittoresques mais c'est trop dur d'en reparler tout de suite, je risque de pleurer et/ou m'en prendre à la 1ere de mes collègues qui me parle...

26 août 2011
Today
Il y a 13 ans j'allais sur mes 14.
Il y a 13 ans j'etais en vacances, sous une chaleur etouffante.
Il y a 13 ans, en début d'après-midi, le telephone a sonné.
Je n'ai pas compris tout de suite, mais je me souviens que mon père s'est assis, et a demandé à son interlocuteur s'il se rendait compte de ce qu'il venait de dire.
Ensuite tout est allé vite, je n'en ai que des fragments de souvenirs: l'avion du retour, le silence de l'appartement, ma soeur me bercant dans le noir, notre solitude.
Je ne me souviens même pas du service funèbre, ni des gens présents, ni même le temps qu'il faisait.
Je me souviens de besoin que j'ai eu de prévenir mes copines, qui du haut de leur 13 ans n'ont pas su quoi me dire, mais ont pleuré avec et pour moi, et dont les parents m'ont tous accueillis pour essayer de me faire oublier la douleur, même pour une après-midi.
Mais j'ai oublié sa voix, ses vetements, son odeur ou sa chaleur.
Mon dernier souvenir est un rêve que j'ai fait l'année suivante: une main, sa main, dans la mienne.
Depuis, j'ai fait mon deuil, j'ai accepté le manque et j'ai avancé, sans trainer ces 4 années de souffrance comme un boulet a ma cheville.
Et ça s'est plutot bien passé.
10 août 2011
A la guerre comme a la guerre
C'est vrai, je manque cruellement de confiance en moi, depuis longtemps et j'avais réussi a m'en sortir correctement jusqu'à maintenant, en flottant, en me laissant porter.
Mais depuis quelques temps déja, je réalise qu'il faut que j'arrete, que je commence a ramer et a m'occupper un peu de la direction, et c'est bien de me secouer un peu.
Seulement c'est dur, très dur. Et ca me fait peur, parce que ca ne dépend que de moi, de mes choix, de mes décisions, noyau du problème...
Est-ce que je dois me battre ? Oui, je vais y passer, pas le choix, il faut avancer maintenant, quoiqu'il arrive, sinon je resterai toujours au même point. Je vais galérer, vaciller, pleurer, mais je dois avancer, me concentrer, peut-etre même faire du mal, sciemment ou non.
Parce qu'on m'en a fait, et on menace de m'en refaire, c'est effectivement le moment de réagir.
Finie la confiance, ou le peu qu'il en restait, finies les gentillesses, j'en ai trop donné, pour au final me prendre une grosse claque, qu'est-ce qui me retient? Rien, tu as raison, il n'est plus (si tant est qu'il l'ai été) parent, il n'est que connaissance, parce qu'il ne me connait pas, il ne sait rien de ma vie, et je crois bien qu'il s'en fout, ça n'a jamais vraiment du l'interesser.
Qu'il reste avec sa pute, je ne la veux plus dans ma vie, et si je dois couper les ponts avec lui pour ça, je le ferai, elle parce qu'elle est folle, et lui parce qu'il n'a rien fait, il a laissé faire, je pense même qu'il parfois a participé, alimenté sa folie par des histoires de famille, il s'est laissé faire, il n'a pas assumé, il ne s'est jamais excusé.
Je veux juste en finir, arrêter de me stresser pour cet appartement a la con, l'argent, et les mensonges, et le prix à payer en est lourd.
Rien n'est facile, rien ne se fait tout seul, je dois sortir de cette route tortueuse et si nécéssaire, couper une branche.
05 août 2011
The importance of being idle

Dans 4 semaines c'est les vacances. THE vacances.
Dans 28 jours on sera on ze road of ze Dordogne, un chouchou au volant et moi chouinant qu'il fait trop chaud, ou que c'est tout naze qu'il pleuve, voire même en train de lutter pour dormir parce que le pilote fera tout son possible pour m'en empêcher.
T'as remarqué comment je vire monomanique sur les vacances? C'est normal, c'est le seul moment où je suis beaucoup moins chiante quand il fait chaud.
T'emballes pas, c'est pas impossible que je sois chiante quand même, mais pas autant que quand j'ai chaud.
En attendant je vais aller faire un tour en Picardie la semaine prochaine, et si on part du principe que la notion de vacances implique un depaysement, j'imagine qu'on peut considérer ça comme des vacances.
Des vacances de même pas 2 jours, tout à fait.
No offense pour les picards, j'ai beaucoup de tendresse pour eux, mais c'est quand même une region...à part, un peu ce que l'Ecosse (ce qui ne m'empeche pas d'avoir encore eplus de tendresse pour eux) est au Royaume Uni, sans toutes ces histoires d'envie de se taper sur la tronche, toussa.
Bientôt 4 ans que je suis partie de Glasgowenécosse, je crève d'envie de retourner voir Brechin street, la galerie Buchanan, le King's Tut ou le Kelvingrove Museum, escalader remonter Byres Road ou faire la tournée des bars de Sauchiehall street, jpense même que je retournerai au Cathouse,tiens, juste pour le fun.
01 août 2011
The people
T'as remarqué ça, il fait (re)chaud.
Du coup ce matin dans le métro c'etait la foire aux fringues multicolores, le festival de la sandale plate à breloques, un genre de featuring Disneyland vs. fashionweek.
Pas besoin d'acheter le dernier Biba, t'as juste a regarder passer les filles, tu saura vite de quoi cet été est fait: l'eternel short en jean (ou le short colorblock, ca passe aussi), le top colorbloc (toujours) et les compensées avec talon en osier.
Jme demande bien qui peut se permettre de se rendre (et rester) dignement sur son lieu de travail dans cette tenue.
Moi non, hein, etant donné que mon manager fretille quand j'ai des escarpins vernis, tu t'imagines bien qu'en minishort ça pourrait se finir aux Prud'hommes...
Mes mini-shorts et moi on va attendre sagement les vacances, qui commenceront assez vite sur une note savoureuse : quand les autres seront rentrés, ceux qui t'ont nargué tout l'été avec leurs photos de mer, t'ont facebooké leur bonheur au soleil ou t'ont twitté leurs apéros en bord de mer, quand ils reviennent travailler avec le sourire et des couleurs, sentent encore la crème, ont chaud rien qu'en repensant aux barbecues et aux siestes crapuleuses, moi et mon amoureux on se mettra en route.
Et quand la nostalgie va s'emparer d'eux, quand ils en auront déja marre de rester assis derriere leur écran, nous on sera sur la route/en train de faire des saloperies/de glander/de picoler gouter les produits regionaux/en ballade a moto/en kayak/a cheval, et plein d'autres trucs.
Enjoy.

08 juillet 2011
Here to stay
Ayant fini d'une part tout mon taf (depuis à peu près 9h37 ce matin, donc 38mn après être arrivée), d'autre part la lecture de tous mes blogs repertoriés, je me vois plus ou moins contrainte de me remettre à ce blog, tombé en totale desuétude vu que j'ai une vie plus que tranquille (c'est à dire que là, la chose la plus excitante à court terme c'est le prime de Secret Story ce soir).
Et puis qu'est ce que je pourrais te dire que tu ne sais pas hein ? Ou plutot qui t'intéresse? En même temps, je n'ai jamais revendiqué exposer quoique ce soit de foncièrement interessant ici, c'est juste un defouloir,un carnet 2.0 dans lequel je peux plus facilement ecrire des conneries, l'essence même du blog, en fait.
Ce qui serait vraiment fantastibulesque, c'est un système pour que mes divagations mentales frénétiques de pré-endormissement puisse être retranscrites en temps réel.
Parce que je sais pas toi, mais en ce qui me concerne, c'est à ce moment là, quand je suis dans le noir, sous couette, boulesquiesifiée, que je carbure le plus niveau reflexions diverses et variées.
Tout y passe, la journée qui vient de finir, les trucs chiants qui me travaillent un peu tout le temps, les gros événements à venir (si, ça arrive) (genre ce weekend), les événements à venir mais plus tard, le taf, les gens, la famille, le temps qu'il va faire,et comment je vais m'habiller, et il FAUT que je trouve une veste, et des nouvelles chaussures, et que j'appelle Lu, et à quelle heure est le train samedi, est-ce que je prends un parapluie ou un manteau avec capuche, mais pas trop chaud parce qu'il va faire que 20°, mais si ca se trouve il fera chaud quand même...
Bon, là, comme ça, c'est tout pourri mais en vrai c'est bien plus etoffé.
D'ou ma soulitude de devoir trop y reflechir pour le retranscrire le lendemain.
D'ou mon absence de post.
Mais promis, je m'y remets, et puis en Aout ca va etre la desertifications de la zone travail, du coup je vais tellement m'emmerder que je vais poster en masse.
Ou pas.

13 juin 2011
Gimme more 2
Bon, en fait, la solidarité, ca sert aussi à rattrapper les blog en retard, se regaler d' informations capitales comme "Les femmes "très minces" gagneraient 15 000 euros de plus par an que "leurs homologues de poids moyen" ou apprendre que Suri Cruise faisait (encore) la tronche la dernière fois qu'elle a été photographiée...
Mais le problème, c'est que ma nouvelle collègue Tatami etait la, et même si elle est discrète à plusieurs niveaux (quand elle enlève ses shoes/me pose des question/répond au telephone de la boite) elle a un defaut (disons que c'est le plus agacant, parce ce que pas loin derrière, je mettrais sa mémoire residuelle de 48h ex-aequo avec l'absence quasitotale de prise de notes) : son rire.
Voire même, son petit rire aigrelet.
Oui je sais, aigrelet n'est pas un qualificatif pour un rire, mais la, jte jure, impossible de trouver autre chose.
Oui, je sais, c'est totalement subjectif, mais quand tu travailles avec 5 personnes dans 15 m2, tu en viens vite à connaitre pas mal de chose sur la vie de tes collègues et à etre plus sensible que la normale a certains details: le flap-flap des chaussons de mon boss, le chuin-chuin des pieds de mes collègues (je précise que c'est un constat: les japonais trainent des pieds), le claquement de langue de mon manager quand il taff sur un truc chiant, les commentaires tous hauts du technicien sur ses mails, et j'en passe.
Mais la, on a atteint un niveau d'agacement maximum en très peu de temps avec Tatami: imagines toi déja que, comme beaucoup d'autres (mais en pire), elle rit dès qu'elle est stressée / ne sait pas comment réair ou quoi dire.
La photocopieuse déconne, elle ne comprend pas pourquoi = rire
Ca fait 5 minutes qu'elle est plantée devant une armoire, je lui demande ce qu'elle cherche = rire
Je lui explique une manip, elle ne comprend pas (non mais on l'a JUSTE faite 19 fois dans les 10mn qui viennent de s'ecouler, hein) = rire
J'ai jusqu'a Septembre pour en faire une championne...

Gimme more

Aujourd'hui je travaille.
On dirait pas mais si, je travaille.
Enfin je suis au bureau quoi.
Avec seulement 2 absentes sur 9, c'est a noter, parce que dans les rues ou les transports, c'est encore plus vide qu'un dimanche d'aout.
Donc en fait, ya pas tant de solidarité que ça en France
Tu te rends compte que le don se son temps ça emmerde les gens ? Du coup pour le reste c'est mal barré nan ? Alors oui, ok, chacun son echelle des priorités, mais si on devient de plus en plus réticent a donner quelque chose d'immateriel, ca va etre compliqué pour le materiel
Don du sang ? "nan c'est MON SANG, c'est mon body, et pis j'ai peur des piqures alors tu vois hein, moi c'est juste pas possible" si tu te retrouve sur un lit d'hopital en attente d'une perfusion qui ne vient pas, t'y repensera a cette aiguille pas plus epaisse que 2 cheveux.
Don d'organes ? "Je refuse qu'on vide mon corps, ça ne se fait pas " Oui, c'est sûr, ton coeur, ton foie, tes reins, tous te seront indispensables dans un cercueil, plus encore en cendres dans une urne.
Don de nourriture ? "oui ben c'est la crise pour tous, hein, moi aussi je dois bouffer, deja je mange plus de viande tous les jours alors..." Oui, effectivement, mais t'imagines quand t'as RIEN mangé depuis 1 semaine?
Je ne suis pas dans la merde, j'ai un toit, un emploi, une santé correcte, je m'estime privilegiée.
Je ne me leurre pas, je pourrais faire plus, me fixer des objectifs, en faire plus, ou essayer.
Et plus j'en parle, plus j'ai honte de ne rien faire.
Alors je viens travailler aujourd'hui. Pour faire quelque chose. Essayer.
